Contenus/médias

radioLes ambiances sonores que nous proposons correspondent à différents lieux et moments forts de la vie sénégalaise.

En voici un aperçu.

Nous avons sélectionné 6 ambiances, pour une première version de l’installation.

Nous pouvons l’enrichir d’autres sons. Nos valises en sont pleines.

couture

« La caverne d’Ali Baba », Dakar

« La caverne d’Ali Baba », un vieil immeuble sur trois étages noyé quelque part derrière les mégaphones du marché Sandaga. Les pas et les voix résonnent dans l’escalier tandis qu’au bout des couloirs vrombit le son des machines à coudre, et tintillent les rires des couturiers. Quand les machines s’arrêtent, les voix des acteurs de feuilleton se mêlent aux ciseaux qui coupent et recoupent les coupons de wax ou de basins. Passées les dernières portes et les rythmes du mbalax sortant du vieux poste, c’est la vente. Et l’on négocie le prix des vêtements à coup de milliers de francs CFA avant de replonger dans la ville bouillonnante.

Au nom d’Allah, une fête mouride (Yoff, banlieue de Dakar)

Yoff, il fait nuit. Suffisamment pour que les membres de la confrérie layenne entament leur fête hebdomadaire. A travers des hauts-parleurs, une voix entonne un chant religieux qui résonne sur les façades. Le nom d’Allah retentit dans la nuit. Peu à peu, les habitants se massent autour du chanteur et des percussions rejoignent son chant. Des danseurs s’exécutent en une ronde, les pieds tapant sur le sable. Les corps et les cœurs tremblent et s’envoûtent alors que la nuit devient toujours plus pénétrante. Un entre-deux, non loin de la mer et pas si loin du ciel.

lutteMalal Ndiaye vs Paul Maurice : en pleine lutte sénégalaise (Dakar)

Nous avons suivi un lutteur professionnel dans le stade Demba Diop pour assister à un combat de lutte. Les supporters autour de nous sifflent, tapent du pied, frappent des tambours. Crépitant dans les hauts parleurs, la voix d’une chanteuse reprend sans fin le même refrain, comme pour un rituel. Soudain, la voix de l’arbitre grésille en diola « premier combat ». Hurlement des supporters, le chant lancinant reprend, monte. Tams Tams. Silence… la tension est palpable. Le chant revient et le monde explose! Hurlements, cris de joie, les gradins vibrent sous les sauts des supporters…. leur champion a remporté la victoire!

messeMesse en plein air (Ziguinchor)

La Casamance, qui était une des régions les plus riches du Sénégal, a connu vingt-cinq années d’affrontements, du début des années 1980 à 2005 entre forces rebelles indépendantistes et gouvernement sénégalais. Ces violences, encore présentes dans les esprits, resurgissent sporadiquement.

Nous avons assisté à une messe qui revenait de façon poignante sur ces années noires. Elle était ponctuée de chant en diola d’une très grande beauté. Les hommes, dont certains frappaient des tams tams entonnent en choeur, d’une voix grave et ample les premières strophes. Leur chant est repris par les voix des femmes, dont les voix claires montent dans une envoûtante harmonie.

ecoleUn cours de géographie (Kamobeul)

Les cris des enfants semblent sortir de nulle part, en pleine nature, avant de prendre place dans l’école primaire de Kamobeul, à la sortie du village. Dans la classe, les enfants se pressant pour répondre aux questions de leur professeur ont l’air d’être nombreux. Ils ne sont pourtant qu’une douzaine à écouter avec attention le cours sur les densités de population au Sénégal, mais participent avec énergie.

 

pirogueEn pirogue sur la Casamance (Kamobeul)

Un peu de bavardage, mais surtout le silence rompu par l’entrée des rames dans l’eau de la Casamance, et l’avancée tranquille d’une pirogue de bois taillé. D’un bord de l’eau à l’autre, des pêcheurs s’interpellent, avant d’entamer une chanson reprise en chœur par les occupants de la pirogue, qui a cessé de glisser sur l’eau une fois le lieu opportun trouvé, afin de lancer quelques lignes, dans l’espoir de faire bonne pêche.